Le numéro 178 de votre revue est disponible en ligne. Au cœur de cette édition : les nouveaux défis de la filière marocaine de l’avocat, les profondes transformations du marché mondial de la myrtille et les décisions techniques qui déterminent aujourd’hui la rentabilité des productions agricoles. Irrigation, salinité, santé racinaire, protection des cultures, choix variétal et qualité à l’export : ce numéro s’adresse aux producteurs, techniciens et professionnels qui cherchent à gagner en régularité dans un environnement devenu plus exigeant.
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Consultez dès maintenant Agriculture du Maghreb n°178, édition d’octobre 2026, et son supplément arabe. Cliquez sur les couvertures pour accéder aux deux PDF et retrouver l’intégralité des analyses, dossiers techniques et actualités professionnelles.
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Avocatier au Maroc : performance, marché et résilience
Dossier phare de cette édition, l’avocatier occupe une place centrale à travers un compte rendu approfondi de la Morocco Avocado Conference, organisée le 30 septembre 2026 à Tanger. Producteurs, exportateurs, chercheurs et experts internationaux y ont confronté leurs analyses sur l’avenir d’une filière marocaine en pleine évolution. L’enjeu ne se limite plus à développer les surfaces : il s’agit de stabiliser la production, de mieux valoriser les fruits et de répondre aux exigences des marchés.
Le dossier examine les conditions de la performance du verger : maîtrise des stress abiotiques, qualité du sol, fonctionnement des racines, gestion de l’eau et de la fertigation, pollinisation, taille, alternance de production et choix des porte-greffes. Il revient également sur les menaces phytosanitaires, notamment les acariens et les thrips, ainsi que sur la nécessité d’adapter le matériel végétal aux contraintes locales.
Une attention particulière est accordée à l’environnement commercial. Face à l’arrivée de nouvelles origines et à une concurrence internationale plus intense, la compétitivité de l’avocat marocain repose de plus en plus sur le calibre, la qualité, la régularité des expéditions et la maîtrise de la chaîne logistique. Le numéro prolonge cette réflexion par les enseignements de l’Avocado Advanced Fertigation Training, organisé les 1er et 2 octobre à Larache.
Myrtille : un marché mondial qui change de règles
La myrtille connaît une phase d’expansion rapide, portée par la progression des plantations, l’arrivée de nouvelles zones productrices et la diffusion de génétiques plus performantes. Mais l’augmentation des volumes s’accompagne d’une compétition renforcée. Pour les producteurs-exportateurs marocains, la précocité ne constitue plus, à elle seule, une garantie de valorisation.
L’analyse publiée dans ce numéro décrypte les évolutions du marché international, la montée en puissance de nouveaux concurrents, les chevauchements croissants des calendriers et les exigences des acheteurs. Elle met en lumière les critères qui prennent davantage de poids : calibre, fermeté après stockage, qualité gustative, homogénéité, aptitude au transport et régularité de l’approvisionnement.
L’article interroge également les conséquences de cette mutation sur les choix variétaux, les programmes de récolte, les coûts de production et la diversification des débouchés. Pour la filière marocaine des fruits rouges, la prochaine étape ne consiste pas seulement à produire davantage, mais à maintenir une qualité commercialisable élevée dans des fenêtres de marché de plus en plus disputées.
Biostimulation et anti-stress : intervenir au bon stade
Enracinement, croissance végétative, floraison, nouaison, grossissement des fruits ou récupération après un stress : les besoins physiologiques d’une plante évoluent tout au long du cycle cultural. Le dossier consacré à la biostimulation explique pourquoi une même solution ne peut pas être positionnée de manière identique à tous les stades.
L’approche proposée privilégie le diagnostic et la précision : définir l’objectif de l’intervention, identifier la période sensible et tenir compte de l’eau, de la nutrition et de l’état de la culture. Chaleur, déficit hydrique et salinité sont abordés dans cette perspective, sans présenter les biostimulants comme des substituts à une conduite agronomique équilibrée.
Melon charentais : sécuriser la précocité et la qualité
Sur le marché du melon charentais, quelques jours d’avance peuvent influencer fortement la valeur de la récolte. Cette précocité doit toutefois rester compatible avec le rendement, le calibre, la qualité gustative et la régularité des livraisons. Le numéro examine les arbitrages à effectuer entre calendrier commercial, choix variétal et conditions réelles de production.
Implantation, vigueur, système racinaire, nutrition, irrigation, nouaison et protection sanitaire sont abordés comme les différentes composantes d’un même programme. L’objectif est d’éviter une précocité obtenue au prix d’une fragilisation de la culture ou d’une dégradation de la qualité marchande.
Courgette foncée d’export : le rendement ne suffit plus
Deux parcelles peuvent afficher des rendements similaires et produire pourtant des résultats commerciaux très différents. Pour la courgette foncée destinée à l’exportation, la proportion de fruits réellement conformes aux attentes des acheteurs devient décisive : forme droite, coloration homogène, brillance, fermeté, calibre et absence de défauts superficiels.
L’article détaille les facteurs qui influencent cette qualité, depuis le choix du matériel végétal et la nouaison jusqu’à la nutrition, l’irrigation et la récolte. Il montre comment les défauts physiologiques, les irrégularités de croissance ou les blessures de manipulation peuvent réduire le volume effectivement valorisé, même lorsque la production brute paraît satisfaisante.
Vigne après récolte : préparer dès maintenant la prochaine campagne
Après les vendanges, la vigne poursuit son activité tant que son feuillage reste fonctionnel. Cette période contribue à la constitution des réserves et à la préparation du débourrement suivant. Le dossier explique l’intérêt de raisonner les dernières irrigations, la nutrition et l’état sanitaire du vignoble au lieu de considérer la récolte comme la fin du cycle.
Un second article traite de la réduction de l’inoculum avant la dormance. Feuilles malades, sarments atteints, baies momifiées et autres résidus peuvent entretenir certains risques pour la campagne suivante. Observation des parcelles, hygiène du vignoble et interventions justifiées sont au centre de cette stratégie de prévention.
Eau d’irrigation et salinité : cinq erreurs d’analyse à éviter
La conductivité électrique, le pH ou la seule teneur globale en sels ne suffisent pas à déterminer si une eau convient à une culture. Une analyse doit aussi être interprétée en fonction de la nature des ions, de l’alcalinité, du sol, du système d’irrigation et du programme de fertigation.
À partir de cinq erreurs fréquentes, le dossier montre comment une lecture trop rapide des résultats peut conduire à de mauvaises décisions : correction inadaptée du pH, cumul non anticipé des apports fertilisants, mauvaise estimation des risques de salinisation ou recours à des recommandations transposées d’une exploitation à une autre. L’enjeu est de raisonner l’ensemble eau-sol-plante plutôt que de rechercher une valeur idéale isolée.
Tomate sous serre : maladies d’automne et pression des ravageurs
Dans les serres de tomate du Souss-Massa, l’automne modifie le microclimat des cultures. Les écarts entre journées encore chaudes et nuits plus fraîches peuvent prolonger les périodes d’humidité et favoriser certaines maladies. Botrytis, mildiou, oïdium, cladosporiose et alternariose font partie des risques examinés dans ce numéro.
Deux articles complémentaires s’intéressent à la gestion des ravageurs sous serre : aleurodes, thrips, pucerons, acariens et Tuta absoluta. Leur surveillance demande d’identifier correctement les espèces, de détecter les foyers précoces et de tenir compte de leur répartition dans la végétation. La qualité d’application des traitements, notamment la couverture des zones difficiles à atteindre, est également analysée comme un facteur majeur d’efficacité.
Santé racinaire : comprendre ce qui limite réellement le potentiel des cultures
Un feuillage apparemment vigoureux ne garantit pas le bon fonctionnement du système racinaire. Compaction, manque d’oxygène, excès ou défaut d’humidité, salinité et maladies telluriques peuvent réduire la capacité d’absorption bien avant l’apparition de symptômes visibles.
L’article « Racines : le rendement commence sous terre » revient sur les conditions nécessaires à un enracinement actif et durable : structure et aération du sol, stabilité de l’humidité, équilibre nutritionnel et renouvellement des radicelles. Il replace la biostimulation racinaire dans une démarche agronomique plus large.
EIMA 2026 et actualités agricoles
Ce numéro présente également les innovations distinguées à l’occasion d’EIMA International 2026, à Bologne : 19 nouveautés techniques récompensées et 35 évolutions techniques saluées. Intelligence artificielle, irrigation connectée, automatisation et nouvelles motorisations témoignent de la transformation en cours du machinisme agricole.
Les pages d’actualité reviennent aussi sur les rendez-vous professionnels et les initiatives qui accompagnent l’évolution des filières agricoles et horticoles, notamment ExpoFlora 2026.
Un supplément arabe consacré aux préoccupations du terrain
Comme à l’accoutumée, Agriculture du Maghreb accompagne son édition francophone d’un cahier technique en arabe. Le supplément d’octobre 2026 aborde quatre thèmes concrets : la conduite de la pomme de terre d’automne après la levée, la compréhension des chiffres NPK sur les sacs d’engrais, la protection des agrumes avant récolte et la conservation de l’ensilage après ouverture du silo.




