Le numéro de juillet-août 2026 d’Agriculture du Maghreb est désormais disponible en ligne. Cette édition estivale accompagne les producteurs et les techniciens durant une période où la chaleur, la forte demande climatique, la salinité et les irrégularités d’alimentation en eau peuvent rapidement affecter le fonctionnement des cultures et la qualité des récoltes.
Sous le thème « Produire juste en période chaude », ce numéro rappelle que la réponse aux températures élevées ne consiste pas nécessairement à augmenter les volumes d’eau ou les apports d’engrais. Elle repose surtout sur l’observation de la culture, la mesure de l’humidité et de la salinité, le contrôle du réseau d’irrigation, la régularité de la nutrition et le positionnement précis des interventions.
Les articles proposés concernent la tomate, les berries, la courgette, le pommier, l’oignon, les rosacées à noyaux, le myrtillier, l’avocatier et la vigne. Ils abordent aussi bien la conduite des cultures que la protection phytosanitaire, la qualité commerciale, la récolte, le conditionnement et la conservation.
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Produire juste en période chaude dans le numéro de juillet
Le dossier central de cette édition est consacré à la conduite des cultures durant l’été. Lorsque les températures augmentent, quelques heures de retard dans l’irrigation peuvent ralentir le grossissement, perturber l’absorption des éléments minéraux, provoquer des chutes de fruits ou accentuer les risques de brûlure.
À l’inverse, des apports excessifs ou mal répartis peuvent entraîner les nitrates en profondeur, réduire l’oxygénation des racines et favoriser certains déséquilibres physiologiques ou sanitaires. La réussite dépend donc de la capacité à maintenir un fonctionnement régulier de la plante, sans alternance brutale entre déficit et excès.
La qualité commerciale se prépare également bien avant la récolte. Une pomme insuffisamment alimentée en calcium, une courgette blessée lors de la cueillette, une baie récoltée à une température trop élevée ou un avocat brusquement exposé au soleil peuvent perdre une partie de leur valeur malgré un rendement satisfaisant.
Tomate : les innovations qui préparent la prochaine serre
Le numéro présente plusieurs avancées qui pourraient progressivement transformer la production et le conditionnement de la tomate. Robotisation de la récolte, reconnaissance automatisée de la maturité, mesure du calibre sans manipulation, détection des microfissures et pilotage par jumeau numérique figurent parmi les domaines actuellement étudiés.
La tolérance aux températures élevées devient également un critère majeur de sélection variétale. Les nouvelles variétés devront être capables de maintenir la floraison et la nouaison sous forte chaleur, sans sacrifier le rendement, le calibre, la fermeté, le goût, la résistance aux maladies ni la tenue après récolte.
L’article revient aussi sur la recherche d’un meilleur équilibre entre conservation et qualité gustative. L’allongement de la vie commerciale ne peut plus être considéré indépendamment du stade de récolte, de la température de transport, de la destination commerciale et des caractéristiques propres à chaque variété.
Huelva affine son modèle berries
Cette édition revient en détail sur le 11e Congrès international des fruits rouges, organisé les 17 et 18 juin 2026 à Huelva. L’événement a réuni plus de 1 700 professionnels, près de 200 entreprises, 57 stands et plus de trente intervenants autour des évolutions techniques, commerciales et réglementaires de la filière.
Le compte rendu analyse les efforts engagés par la filière espagnole pour mieux contrôler le calendrier de production, la qualité exportable, la consommation d’eau, la main-d’œuvre, la traçabilité et la valeur créée jusqu’au consommateur.
Le hors-sol, les substrats de coco, le suivi du drainage, la culture surélevée, la biostimulation, la microbiologie du sol, le cahier d’exploitation numérique, les emballages et la construction de marques professionnelles figurent parmi les sujets abordés. Une attention particulière est également accordée au développement mondial du myrtillier et aux conséquences possibles de l’augmentation des superficies sur les périodes de chevauchement et la pression commerciale.
Myrtillier : maîtriser le Botrytis de la floraison à la post-récolte
Un article technique est consacré au Botrytis du myrtillier. Une baie peut quitter la parcelle sans symptôme apparent, satisfaire les contrôles réalisés en station, puis développer une pourriture grise après plusieurs jours de transport ou de conservation.
Cette évolution résulte souvent de contaminations anciennes, notamment pendant la floraison, restées latentes jusqu’à la maturation. Leur expression dépend ensuite de la fermeté des fruits, des blessures de récolte, du délai avant refroidissement et des variations de température subies pendant la chaîne logistique.
Le numéro revient sur la protection des périodes sensibles, l’aération de la végétation, la gestion de la vigueur, les précautions de cueillette, le refroidissement à air forcé, le contrôle de la température au cœur des palettes et la nécessité de préserver la chaîne du froid jusqu’au client.
Courgette foncée : produire régulièrement pour l’export
La courgette foncée destinée à l’export traverse une période difficile, marquée par la réduction des superficies, la pression persistante des viroses, la rareté de l’eau, les variations climatiques et la concurrence espagnole.
Dans ce contexte, la performance ne dépend plus uniquement du rendement brut. Elle repose sur la proportion de fruits qui conservent, après le tri, une coloration foncée et régulière, une forme homogène, une bonne fermeté et un épiderme capable de supporter la manipulation, le conditionnement et le transport.
L’article aborde la conduite sous serre et en plein champ, l’architecture des plantes, le palissage, la régularité de l’irrigation, la gestion de la vigueur ainsi que la surveillance des aleurodes et des viroses. Il insiste également sur les précautions nécessaires pendant la récolte, car l’épiderme tendre de la courgette reste très sensible aux frottements, aux chocs et à la déshydratation.
Irrigation estivale au goutte-à-goutte
Un dossier est consacré au pilotage du goutte-à-goutte pendant les périodes chaudes. L’objectif n’est pas simplement d’apporter davantage d’eau, mais d’apporter la quantité appropriée, au bon moment et dans le volume de sol effectivement exploré par les racines.
L’article revient sur l’évapotranspiration, le coefficient cultural, le fractionnement des apports, l’irrigation pulsée, la forme du bulbe humide, la qualité de l’eau, la salinité et le suivi de la conductivité électrique.
Il traite également de l’uniformité du réseau, du contrôle des débits et des pressions, de la filtration, du colmatage des goutteurs et de l’entretien des installations. Une irrigation correctement calculée en tête de parcelle peut en effet rester insuffisante si une partie des distributeurs ne délivre pas le débit attendu.
Pommier : calibre, calcium et conservation
En juillet et août, les pommes poursuivent leur grossissement, approchent de la maturité ou commencent à être récoltées selon les zones et les variétés. Les températures élevées et les irrégularités hydriques peuvent alors affecter le calibre, la fermeté, la coloration et la tenue après récolte.
Le dossier explique comment maintenir une alimentation hydrique régulière, protéger les fruits contre les coups de soleil et préserver un feuillage fonctionnel jusqu’à la cueillette. Il revient aussi sur l’équilibre de la charge, la nutrition calcique et les limites des corrections réalisées trop tardivement.
Le choix de la date de récolte, le refroidissement et les conditions de conservation sont également abordés, car la qualité finale résulte de l’ensemble de la conduite du verger et non des seules opérations effectuées après la cueillette.
Oignon : intervenir au bon moment contre les adventices
Peu couvrant, lent à s’installer et doté d’un système racinaire superficiel, l’oignon supporte difficilement la concurrence des mauvaises herbes. Un enherbement précoce peut réduire le peuplement, ralentir la croissance, diminuer le calibre des bulbes et compliquer la récolte.
L’article présente une gestion combinant prévention, connaissance de la flore présente, préparation de la parcelle, faux-semis, interventions mécaniques, désherbage manuel et solutions chimiques homologuées.
Le positionnement des interventions occupe une place centrale. Les mauvaises herbes doivent être identifiées et éliminées à un stade suffisamment jeune, sans attendre qu’elles dépassent le feuillage de l’oignon ou qu’elles deviennent trop développées pour être maîtrisées correctement.
Rosacées à noyaux : prolonger la campagne sans perdre en qualité
Les variétés tardives permettent de prolonger la période de commercialisation et de réduire la concentration des récoltes. Leur intérêt dépend toutefois de leur adaptation au terroir, du choix du porte-greffe, de la maîtrise de la charge, de l’alimentation hydrique et minérale ainsi que de l’organisation de la récolte.
Produire plus tard ne constitue un avantage que si les fruits conservent leur calibre, leur fermeté, leur coloration, leur qualité gustative et leur attractivité commerciale. Le numéro rappelle également qu’une variété naturellement tardive ne doit pas être confondue avec un fruit dont la maturation a été retardée par une surcharge, un stress hydrique ou un affaiblissement de l’arbre.
Avocatier : traverser l’été sans compromettre la suite
Durant l’été, l’avocatier doit simultanément maintenir son feuillage, alimenter les fruits en croissance et supporter une demande climatique élevée. Chaleur, Chergui, faible humidité de l’air, salinité, irrégularité de l’irrigation et fatigue racinaire peuvent agir simultanément.
L’article insiste sur la surveillance du bulbe humide, l’uniformité des goutteurs, l’état de la zone racinaire et la conductivité électrique. Il aborde aussi le rôle du paillage et la nécessité d’éviter aussi bien l’assèchement que la saturation prolongée du sol.
La protection de la canopée constitue un autre point important. Une taille sévère ou une ouverture brutale du feuillage avant l’été peut exposer les fruits, les branches et les troncs aux brûlures. Les interventions doivent donc préserver suffisamment d’ombre tout en maintenant une végétation équilibrée.
Vigne : oïdium et intégrité de la baie
Deux articles sont consacrés à la vigne. Le premier porte sur la construction de programmes durables contre l’oïdium. Il explique comment raisonner la protection avant l’apparition des symptômes, alterner réellement les groupes de modes d’action, réserver les solutions les plus performantes aux passages décisifs et intégrer le soufre ainsi que différentes solutions complémentaires.
Le second article s’intéresse à la peau du raisin de table, qui constitue le premier rempart contre les pourritures. Microfissures, blessures d’insectes, lésions anciennes d’oïdium, frottements entre baies et détachement partiel du pédicelle facilitent l’installation du Botrytis, des levures, des bactéries acétiques et d’autres microorganismes opportunistes.
La prévention associe régularité de l’irrigation, maîtrise de la compacité des grappes, aération progressive, surveillance des ravageurs, précautions pendant les travaux manuels, récolte soigneuse, tri et refroidissement rapide.
EIMA International et actualités de la profession
Le numéro revient également sur les préparatifs d’EIMA International 2026, qui se tiendra du 10 au 14 novembre à Bologne. Quelque 1 800 exposants ont déjà confirmé leur participation et plus de 60 000 modèles de machines, d’équipements et de technologies devraient être présentés.
Robotique, numérisation, agriculture de précision et nouvelles générations d’agroéquipements bénéficieront d’une visibilité renforcée. Cette édition devrait accueillir des visiteurs de 150 pays ainsi que des délégations officielles venues de 90 pays.
Les pages d’actualité présentent également le lancement des plateformes digitales d’AMMOL MAROC et plusieurs initiatives d’entreprises en faveur de la proximité avec les producteurs et de l’accompagnement technique sur le terrain.
Supplément arabe
Comme à l’accoutumée, cette édition est accompagnée de son supplément en langue arabe, destiné à renforcer la diffusion de l’information technique auprès des producteurs et des professionnels arabophones dans les différentes régions du Royaume.



