Du 25 au 27 septembre 2025, l’industrie mondiale de la myrtille s’est donné rendez-vous au Cap Town (Afrique du sud) pour le Sommet IBO 2025. Organisé sous l’égide de Berries ZA, l’association sud-africaine représentant l’industrie locale des baies, cet événement a transformé la “Mother City” en la capitale mondiale de la myrtille pour quelques jours.
L’édition 2025 a attiré 575 délégués venus de 32 pays pour échanger, apprendre et construire ensemble l’avenir de la filière. Deux jours de sessions plénières mêlant discours d’ouverture, tables rondes et présentations ont permis d’aborder les grands défis du secteur, tandis que le troisième jour a été consacré à des visites sur le terrain : fermes et unités de conditionnement de la région du Cap. Le décor ne pouvait être plus évocateur : la Montagne de la Table en toile de fond rappelait aux participants que, s’ils venaient d’horizons divers, ils étaient tous unis par une même passion pour la myrtille.





Un programme construit collectivement
L’organisation du Sommet s’est appuyée sur une planification sur deux ans, permettant une collaboration étroite entre acteurs locaux et internationaux. Grâce à cet engagement collectif, une feuille de route a été dessinée, pour structurer un programme riche et équilibré — visant à encourager les participants à analyser les enjeux, évaluer les orientations, et concevoir des perspectives pour les années à venir.
Thèmes majeurs et temps forts des débats
Les discours d’ouverture ont posé les jalons du dialogue, invitant à une réflexion sur le commerce mondial, l’unité sectorielle et l’adaptation aux incertitudes actuelles. Parmi les moments marquants :
Débat régional : l’Afrique australe à l’avant-garde
L’un des panels les plus attendus, intitulé “L’Afrique australe, région de production tournée vers l’avenir”, a permis aux intervenants de débattre de l’évolution régionale. On y a souligné l’importance de l’innovation, de la collaboration transfrontalière et d’un développement responsable, en phase avec le thème du Sommet : “Connecting Minds, Growing Futures”.
Innovation variétale, mécanisation et technologies
Plusieurs sessions ont examiné la question du renouvellement des variétés, de l’adoption de la récolte mécanique et de l’intégration des technologies de précision dans la production. Ces thèmes apparaissent désormais comme des piliers indispensables pour accroître la compétitivité et la stabilité des chaînes d’approvisionnement.
Durabilité et responsabilité sociale
La durabilité (critères ESG, pratiques agricoles responsables, cohésion sociale) a été placée parmi les priorités absolues du Sommet. Autant d’éléments désormais considérés comme incontournables pour bâtir une industrie résiliente à long terme.
Stratégie 2025/2026
Une session dédiée a présenté la feuille de route de l’Organisation Internationale de la Myrtille pour les mois à venir. Les grands axes : comment la faire évoluer davantage après 15 ans de croissance, comment financer ses ambitions, comment maximiser les forces tout en corrigeant les faiblesses.
Points saillants et leçons à retenir
Au terme de ce Sommet, plusieurs enseignements clés ont émergé :
– Écarter la marchandisation excessive : la valeur et la différenciation des produits doivent rester au cœur des stratégies.
– Cohésion de filière : du plant à l’étagère, l’alignement entre acteurs (pépinières, producteurs, conditionneurs, distributeurs) est vital.
– Coopération internationale : l’accès aux marchés, le partage des données et l’harmonisation des standards sont des leviers de résilience collective.
– Innovation comme impératif : l’introduction de nouvelles variétés, la technologie, la traçabilité doivent progresser inlassablement.
– La durabilité au cœur du projet : les chantiers environnementaux et sociaux doivent structurer les futures stratégies, plutôt que d’être des “ajouts”.



La clôture du Sommet a été ponctuée d’un dîner de gala célébrant l’esprit de partage et la vision collective de la communauté myrtille. Le message porté : l’avenir doit produire des baies plus grosses, plus juteuses, mieux différenciées — et une industrie plus forte, plus unie.
Enfin, les participants ont eu l’opportunité de visiter plusieurs sites de production régionaux proches du Cap, illustrant sur le terrain les innovations déployées en Afrique du Sud.




