L’AMIMA dresse un Bilan de la mécanisation agricole au Maroc 

L’AMIMA dresse un Bilan de la mécanisation agricole au Maroc 

L’AMIMA, Association Marocaine des Importateurs du Matériel Agricole, acteur majeur du monde agricole au Maroc, dresse le bilan des ventes de tracteurs agricoles neufs dans le royaume pour l’année 2019. La campagne agricole 2017/2018 a connu des conditions pluviométriques favorables marquées par des pluies générales et suffisantes. Cependant, la campagne agricole 2018/2019 a été caractérisée par l’absence de pluies et une mauvaise répartition
temporelle dans certaines régions, principalement dans la région du Haouz, Souss Massa et l’oriental.
Ces conditions climatiques ont contribué à une baisse importante du marché des tracteurs agricoles neufs de 33% par rapport à l’année précédente pour s’établir à 1687 unités en 2019, soit le volume le plus faible depuis 2006.
La vente des tracteurs standards quatre roues motrices représentent plus de la moitié des ventes avec 898 unités en 2019 contre 1253 unités en 2018 et a enregistré une baisse de 28%. Alors que les tracteurs standards deux roues motrices sont les plus affectés avec la vente de 512 unités en 2019 contre 903 unités en 2018, soit une régression de 43%. Quant aux tracteurs fruitiers, le volume réalisé en 2019 est de 277 unités contre 373 unités en 2018, soit une baisse de 26%.

Ventes annuelles des tracteurs agricoles neufs

2015 : 2956
2016  : 1934
2017 : 2350
2018  : 2529
2019  : 1687
Moyenne : 2291

Comme cité dans les derniers communiqués de presse, l’AMIMA a signé une convention avec le Crédit Agricole du Maroc en 2013 qui a été renouvelée en 2019, malgré le renouvellement de partenariat, l’agriculteur a de plus en plus de difficulté à accéder au financement auprès des organismes de crédits, cette problématique a aussi contribué à cette baisse drastique du marché.
Par ailleurs, la trésorerie de l’AMIMA ainsi que celle de son réseau de distribution ne permettent pas de financer continuellement les achats des agriculteurs en tracteurs agricoles et en matériel d’accompagnement surtout avec le retard de déblocage des subventions aux sociétés qui prennent en charge le montant de la subvention lors de la vente par délégation de créance. Ce bilan confirme les craintes émises par l’AMIMA tout au long de l’année 2019 à travers ses communiqués de presses précédents.