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QUELLES STRATÉGIES ALTERNATIVES À L’UTILISATION DES PHYTOS ?

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QUELLES STRATÉGIES ALTERNATIVES À L’UTILISATION DES PHYTOS ?

MARIE-HÉLÈNE ROBIN,  enseignante-chercheuse à l’école d’agriculture de Purpan à Toulouse, nous explique le concept de protection agro-écologique des cultures (PAEC).

« C’est un système de protection des cultures reposant sur les bases scientifiques de l’agro-écologie. La PAEC privilégie les mesures préventives qui visent à établir un équilibre entre les communautés végétales et animales. Le but n’est pas d’éradiquer les bioagresseurs des cultures mais de limiter leur nuisibilité en diminuant le risque d’infestations. Et ce à des échelles de temps et d’espace élargies (en se déployant sur un système de culture et un territoire).

Dans cette démarche de protection, il faut d’abord mettre en œuvre des mesures prophylactiques comme allonger les rotations, diversifier les cultures, valoriser les résistances variétales, jouer sur le couple densité/date de semis…

Dans le même temps, la PAEC cherche à créer ou préserver les habitats de la faune utile aux cultures tels les auxiliaires et les pollinisateurs dans le but de mettre en œuvre une lutte biologique de régulation naturelle. Cela passe notamment par la mise en place de couverts végétaux, de bandes enherbées ou de bandes fleuries.

Enfin, la PAEC n’exclut pas la lutte curative par des traitements biologiques ou chimiques, mais celle-ci n’interviendra qu’en dernier recours. Pour décider d’un traitement curatif, il faut bien évaluer les risques. Beaucoup d’outils existent aujourd’hui pour aider les agriculteurs dans ce diagnostic (bulletins de santé du végétal, grilles d’évaluation, OAD, seuils d’interventions…). On veillera à traiter sans nuire à la faune utile en utilisant des produits spécifiques à la cible, en diminuant les doses, en effectuant des traitements localisés… Par exemple, il faut privilégier le traitement de semences : il représente une couverture de traitement de 60 m2 pour un hectare de culture (contre 10 000 m2 pour un traitement en plein) !

Aujourd’hui, l’agriculture – et la protection des cultures – amorce un virage en passant d’une démarche quantitative à une logique qualitative. »

Nicolas BOUSQUET (ARVALIS – Institut du végétal)
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