Select your Top Menu from wp menus

Pulvérisations : 10 erreurs fréquentes

Pulvérisations : 10 erreurs fréquentes

Pulvérisations des produits phytopharmaceutiques

Les 10 erreurs fréquentes, à ne pas commettre !

Croplife

 

  1. Le traitement phytosanitaire est encore considéré par la plupart de nos agriculteurs comme une dépense occasionnelle, alors que c’est en réalité, un investissement, et doit être considéré en tant que tel. En effet, comme pour chaque investissement, le coût n’est qu’un critère de décision parmi tant d’autres, et ne peut, à lui seul, faire pencher la balance pour une telle technique de lutte ou un produit de traitement au détriment d’un autre. C’est l’analyse rationnelle et objective du ratio Coûts/Bénéfices (englobant l’étude détaillée des avantages et des inconvénients ainsi que les opportunités vis-à-vis des risques) qui nous permettra de prendre une décision et de conclure un achat. Le coût de l’opération ou du produit, étant parmi les inconvénients de l’opération.

 

  1. Inconsciemment, l’acte de pulvériser un produit phytosanitaire est devenu, chez certains de nos agriculteurs, une opération anodine, à laquelle, ils n’accordent que très peu d’importance. Ce comportement est très prononcé chez les petits agriculteurs qui sont souvent eux même des utilisateurs ou applicateurs de produits, et qui se soucient très peu de leur sécurité. Des enquêtes privées récentes ont démontré que dans notre pays plus de 40% de nos fermiers ne portent pas encore les vêtements de protections au complet lors des opérations de pulvérisation des produits phytosanitaires. En agissant ainsi, ils s’exposent à des risques potentiels.

 

  1. Certains fermiers ne prennent pas le temps de lire le prospectus ou l’étiquette du produit, alors qu’elle recèle des informations très importantes. En plus des informations usuelles sur l’usage homologué, la teneur en matière active, la dose recommandée et les mesures de précautions et de stockage, on y trouve aussi des indications sur le mode d’action, le DAR (Délai avant récolte), l’époque d’utilisation, les effets sur les cultures subséquentes et le nombre d’applications recommandées. Toutes ses informations sont très utiles pour dégager une stratégie de lutte efficiente qui évitera l’apparition des phénomènes de résistances.

 

  1. Très peu d’agriculteurs procèdent au calibrage de leurs matériels de traitements avant l’application. Nul doute, que sans ce réglage, l’opération de pulvérisation est faussée. En effet, c’est le calibrage qui va nous permettre de fixer la vitesse d’avancement lors du traitement et la pression à utiliser. Dès lors, nous pourrons apporter la dose prescrite à l’ha et assurer ainsi l’efficacité de l’opération.

 

  1. Rares sont nos agriculteurs qui se soucient du bon fonctionnement de l’agitateur de la cuve de leur pulvérisateur. Les formulations des produits phytopharmaceutiques sont nombreuses et variées. Certains produits sont plus solubles que d’autres dans l’eau et se dispersent facilement. Mais ce n’est pas le cas pour tous les produits. C’est pourquoi le bon fonctionnement de l’agitateur de la cuve de pulvérisation est le gage d’une bonne réussite d’un traitement.

 

  1. Certains agriculteurs pensent, à tort, qu’en augmentant le volume d’eau à pulvériser, l’application serait meilleure. En fait, l’eau n’est qu’un support pour transporter les gouttelettes du produit jusqu’ à la cible. La quantité d’eau (par ha) doit être considérée comme un véhicule inerte qui facilite la distribution du produit et l’achèvement de la couverture nécessaire. Les paramètres de pulvérisation doivent être choisis de manière à donner une couverture d’au moins 20 gouttelettes par cm² de surface de cible. D’ailleurs, le papier sensible, que l’on trouve dans le commerce, doit être couramment utilisé et disposé d’une manière aléatoire sur le champ à traiter, pour contrôler la qualité de la pulvérisation et le nombre de gouttelettes par cm².

 

  1. La plupart de nos agriculteurs savent et reconnaissent que les buses de pulvérisations doivent être adaptées à chaque type de traitement, fongicide, herbicide ou insecticide par exemple. Malheureusement, rares sont nos agriculteurs qui les changent et rares encore, sont nos agriculteurs qui procèdent à leur nettoyage.

 

  1. La hauteur de la barre où se trouvent les buses de pulvérisation doit être constante pour éviter le phénomène de chevauchement. Or, cette opération ne peut avoir du succès que si le sol est meuble et bien travaillé. Ce qui nous renvoie à la façon dont le travail du sol a été effectué au départ. Toujours est-il que l’ouvrier ou le chauffeur du tracteur doivent avoir un oeil sur la hauteur de la barre de pulvérisation. On utilise pour cela une ficelle ou une bande témoin.
  2. Le non respect du DAR ou délai avant récolte, par certains de nos agriculteurs (pas tous heureusement), surtout quant il s’agit de faire face à une infestation de dernière minute. Et aussi le non respect du DAT ou Délai Après Traitement qui doit être respecté avant de revenir sur un champ traité pour éviter toute contamination.

 

  1. En cas d’intoxication les gens continuent à penser, à tort, qu’en buvant du lait, ils vont être soulagés et guéris. Au contraire, donner du lait, peut augmenter la vitesse d’absorption de certains poisons par l’intestin. Une indication très importante dans ce cas, c’est celle qui concerne l’information sur l’antidote du poison qui se trouve sur l’étiquette de l’emballage.

 

Aller à la barre d’outils