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Maraîchage : Poivron, techniques d’entretien

Maraîchage : Poivron, techniques d’entretien

Poivron

Principales techniques d’entretien

Après les différentes opérations exécutées avant la plantation (préparation du sol, épandage du fumier, etc.), la culture du poivron nécessite un entretien régulier. La réalisation de ces différentes interventions contribue en grande partie à la bonne production complétée par une bonne gestion de l’irrigation, la fertilisation et la protection phytosanitaire.

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Palissage :

Le palissage consiste à maintenir une orientation verticale de la plante en utilisant comme support la ficelle. Il permet de mieux tirer partie de la lumière qui pénètre dans la serre, une meilleure aération des plantes et d’éviter le contact de la tige avec le sol afin d’éviter les maladies telluriques. Cette opération est réalisée avec du fil de fer installé à une hauteur de 2,5 à 3 m. Les plants sont attachés à des ficelles suspendues et fixées au fil de fer. Les trois bras sont palissés par trois ficelles dont le point d’attache est situé la base du plant. Au cours de l’enroulement qui doit se faire dans un même sens, on doit éviter le passage de la ficelle sur les bouquets.

 

Effeuillage :

Opération qui consiste à éliminer les feuilles touchant le sol et âgées, ou apparemment malades. Cependant, ces feuilles stockent des éléments nécessaires aux fruits, notamment le calcium, ce qui peut augmenter les pertes en fruits dues à la carence en calcium.

Cette opération permet de maintenir l’équilibre entre les feuilles et les fruits. Elle permet aussi une meilleure aération de la base de la plante, une bonne circulation de l’air dans la culture, un meilleur état sanitaire, une facilité de récolte et d’entretien et une élimination des foyers pour le Botrytis notamment. On commence l’opération dès que les premières feuilles jaunissent.

 

Ebourgeonnage :

Il consiste à enlever les bourgeons axillaires qui consomment inutilement les éléments nutritifs et qui poussent sur la tige principale au fur et à mesure du développement de la plante. Il permet de garder l’axe principal vigoureux, améliore le calibre du fruit et favorise un rendement précoce.

Il se fait en laissant deux bras qui vont se développer en donnant chacun des ramifications secondaires.

Le premier ébourgeonnage est réalisé 2 à 3 semaines après la plantation, les suivants auront lieu au fur et à mesure de la croissance de la plante et à chaque fois qu’il y a apparition d’un bourgeon secondaire.

 

Pollinisation

La pollinisation est très importante pour la culture de poivron. La maturité et le développement (forme et poids) du fruit sont liés directement au nombre de graines à l’intérieur du fruit. Pour les serres à étanchéité totale, on installe des bourdons et la pratique du chaulage (si le plastique est nouveau) est indispensable pour abaisser la température. Pour les serres non étanches à ouvertures latérales sans filet, la pollinisation se fait grâce aux ruches placées à proximité, les abeilles étant attirées par la culture de poivron. Plus la fleur est visitée par les abeilles plus il y a de graines ce qui signifie plus de poids et une belle forme de fruit (atout pour l’export).

 

Eclaircissage :

Il consiste à éliminer les fruits malades ou mal formés et à diminuer, par sélection, le nombre de fruits et ce dans le but d’homogénéiser la récolte.

 

Désherbage :

Les adventices sont nuisibles à la culture du poivron à plusieurs égards à commencer par la compétition pour les facteurs de croissance. Ils sont aussi vecteurs de maladies et hôtes de ravageurs, conduisant à l’altération de la qualité de récoltes. Leur contrôle devient par conséquent, une nécessité.

 

Tuteurage :

Le tuteurage a pour but de soutenir les ramifications porteuses de fruits, ce qui permet une exposition correcte des feuilles à la lumière et une limitation des pertes de production par cassures. L’opération de tuteurage consiste à mettre de part et d’autre des lignes de plantation des piquets dépassant le sol de 0,6-1 m et distants entre eux de 1,5 à 2 m. Il faut attacher à ces piquets, parallèlement à la ligne de plantation, deux étages de roseaux ou de ficelle, respectivement à 35-40 cm et à 60-80 cm au fur et à mesure du développement du plant.

 

Pincement :

Cette opération consiste à tailler les plantes pour obtenir un nombre optimum de fruits pour permettre une bonne nouaison, une bonne qualité et un grossissement normal.

 

Amélioration de la nouaison :

De nombreuses techniques sont utilisées pour l’amélioration de ce processus qui constitue l’étape clé pour la réussite de la culture du poivron.

– La vibration : elle se fait de manière traditionnelle à l’aide d’une tige souple en frappant à la base du plant. Elle facilité la libération du pollen. Il est à signaler qu’il faut vibrer lentement pour avoir un temps minimum de vibration et obtenir un pollen abondant.

– Le secouage : c’est la frappe au niveau des fils de fer à l’aide d’une baguette. Il est plus rapide que la vibration.

 

Conseils des experts pour réussir la culture

1- Greffage: de l’avis des professionnels, cette technique reste encore à développer. Le secteur d’Ouled Taïma est à l’avance dans ce domaine. Cette technique est réalisée pour trois raisons principales :

–  Sol fatigué ;

–  Résistance au phytophtora capsici (problème majeur du poivron), aux nématodes et au virus TM3 ;

– Pour assurer la vigueur nécessaire à la plante en fin de cycle.

 

2- Une fertilisation équilibrée  avec une bonne gestion de l’eau : la fertilisation joue un rôle important pour le rendement. Les producteurs de poivron ont besoin d’encadrement dans ce sens.

 

3- La lutte intégrée a marqué le poivron : aujourd’hui elle est indispensable pour solutionner les problèmes de thrips, mineuses et mouche blanche afin de rentabiliser la culture. « Avec la généralisation de la lutte intégrée, les pièges et les filets insecte-proof, les producteurs n’ont plus de problèmes de mineuses, de thrips et de pucerons. Leur seul souci c’est la mauvaise aération des serres entrainant des problèmes de champignons », explique un producteur.

 

4- Bonne gestion du climat de la serre vu que c’est une culture sensible aux basses températures (double parois…)

 

5-  Après la plantation, les ramifications du premier étage du plant commencent à se développer. Le plus important au stade premier étage c’est de bien développer le plant en racines avant l’entrée en période froide. La première opération à faire avant le palissage est la taille d’entretien qui se fait par l’élimination de la première fleur du poivron au stade fleur ouverte et l’effeuillage des premières feuilles jusqu’à la première ramification pour garder le plant solide.

 

6- Maîtrise de la technique du palissage qui est effectuée en fonction des objectifs du producteur. S’il vise le marché local donc le tonnage (120 T/Ha), il effectue le palissage espagnol en gardant les quatre ramifications du premier étage. S’il vise totalement l’export, il pratique le palissage hollandais (60 à 70 T/Ha) en gardant 2 à 3 bras avec une bonne qualité de fruits homogènes.

 

7- Nettoyage des toits des serres : a un impact direct sur le rendement et le poids des fruits.

 

8- Choisir la bonne variété en tenant compte :

– du choix du site,

– du type de sol,

– de l’eau d’irrigation car le poivron est très sensible à la salinité,

– du type de serre multi chapelle ou canarienne à 6 mètres et plus de hauteur. Plus la serre est haute plus le plant de poivron est soulagé en aération et en lumière,

– de l’objectif du producteur : export ou marché local.

 

9- Choisir la bonne période de semis qui dépend de la destination de la production (export ou marché local).

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