LES VRAI/FAUX DE L’ERGOT L’ERGOT NE SE CONSERVE PAS TRÈS LONGTEMPS DANS LE SOL

LES VRAI/FAUX DE L’ERGOT L’ERGOT NE SE CONSERVE PAS TRÈS LONGTEMPS DANS LE SOL
LES VRAI/FAUX DE L’ERGOT

L’ERGOT NE SE CONSERVE PAS TRÈS LONGTEMPS DANS LE SOL

Contrairement aux idées reçues, les sclérotes d’ergot sont viables 2 ans.

Deux sources de contamination possibles au champ :
– Sclérotes qui se sont développés dans les céréales ou les graminées adventices (vulpin, ray-grass…) lors de la culture précédente, dans le champ ou en bordure. 
– Apport exogène de sclérotes avec les semences.


Un sclérote n’ayant pas germé (à gauche), face à un sclérote germé (à droite)

qui présente un aspect ridé et des fragments de pédicelles.

► Les sclérotes s’affaiblissent au fil du temps (baisse du pourcentage de sclérotes susceptibles de germer d’une année à l’autre). 

► Pour les sclérotes proches de la surface (enfouis à moins de 5 cm ou laissés en surface) :  leur germination dépend des conditions d’humectation, plus irrégulières en surface. S’ils ne germent pas durant le printemps suivant du fait de conditions trop sèches, ils peuvent encore germer durant le second printemps.

► Les sclérotes enfouis rencontrent généralement des conditions d’humectation favorables à leur germination dès le premier printemps. La profondeur d’enfouissement est déterminante dans le développement de la maladie au printemps suivant !

► Après 2 années passées au sol ou sous terre, les sclérotes ne sont plus en mesure de produire des têtes à périthèces. 

Les sclérotes ont une viabilité courte ! C’est une opportunité à saisir pour gérer l’ergot. 

Tableau 1 : Pourcentage de germination des sclérotes au cours du temps en fonction de leur profondeur d’enfouissement (0, 5, 10 ou 25 cm)

Source : ARVALIS