Dynamisme du secteur des petits fruits rouges

Petits fruits rouges

L’un des secteurs les plus dynamiques de l’agriculture marocaine

La filière des petits fruits rouges qui englobe trois cultures principales, à savoir le fraisier, le framboisier et le myrtillier, constitue un domaine d’excellence des périmètres du Gharb et du Loukkos qui détiennent environ 90% de la production nationale. Le développement de cette filière est du aux avantages comparatifs dont jouit la région et notamment : la proximité de l’Europe, les conditions pédoclimatiques favorables, la disponibilité des terres et des ressources hydriques, la main d’œuvre qualifiée, la maitrise des techniques de production, de conditionnement, de conservation, de transformation et la délocalisation de la production de certaines entreprises européennes vers le Maroc, ainsi que les incitations accordées par l’Etat à l’investissement.

 

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La superficie totale consacrée aux fruits rouges dans la région du nord atteint actuellement 5.361 ha répartis entre la fraise (3.050ha), la framboise (1.100ha), la myrtille (1.200ha) et la mure (11ha). La production de ces différentes spéculations lors de la campagne 2015-16 a atteint 162.710 tonnes.

Pour rappel, le développement de cette filière a démarré depuis les années 50 avec l’introduction du fraisier et son extension importante vers la fin des années 80 au niveau des zones du Gharb et du Loukkos. Ce secteur a été initié par la délocalisation d’entreprises européennes qui se sont installées dans la région et ont entrainé dans leur sillage la création d’entreprises agricoles ayant le même niveau de technique de production et ayant adopté les techniques les plus innovantes en matière d’irrigation, de fertigation et de lutte intégrée pour la protection des cultures. 

A partir des années 2000 et en réponse à la demande mondiale en croissance constante, on note une véritable tendance vers la diversification de l’offre nationale en petits fruits rouges, notamment suite à l’introduction du myrtillier et du framboisier.

Aujourd’hui, sur le plan socio-économique, la filière des fruits rouges génère un chiffre d’affaires de plus de 2,34 MMDH et plus de 4,5 millions de journées de travail durant 9 mois dans les exploitations agricoles et les unités de conditionnement, contribuant ainsi à la création d’emploi en milieu rural. Elle induit également le développement d’activités para-agricoles dont les retombées économiques sont notables sur la région.

Le fraisier

Le secteur de la Fraise a  démarré après l’équipement et la mise en eau des secteurs irrigués Drader Rive Droite en 1978 et R’mel en 1980. Au début des années 90 et grâce aux bons résultats de la production et à l’intérêt croissant des marchés européens pour la fraise du Maroc, les superficies cultivées ainsi que la production ont connu une évolution importante passant de 750 ha avec 31.000 T récoltées en 1995 à 3.500 ha en moyenne ces dernières années avec une production de 140.000 T, avant de descendre à 3.050 ha (dont 50 en bio) cette année au profit des autres fruits rouges. Cette superficie est répartie entre le périmètre du Loukkos (79 %) et celui du Gharb (21 %) et concerne 593 exploitations agricoles de 0,2 à 70 ha.

Sur le plan technique, la culture du fraisier a connu un développement remarquable pendant les 20 dernières années au Maroc. D’une culture de plein champ, elle est passée à une culture sous tunnels nantais, puis sous tunnels multi-chapelle (pour les grands producteurs) avec des améliorations au niveau de tout l’itinéraire technique de la plantation à la récolte en passant par la fertilisation, l’irrigation et la lutte intégrée. Les systèmes de cultures appliqués à la fraise sont passés ainsi d’un modèle extensif peu productif à un modèle intensif très productif. Pour preuve, les rendements moyens à l’hectare qui sont passés en l’espace de 20 ans, de 17 à 45 tonnes par hectare.

Les producteurs ont développé un énorme savoir-faire, et optent désormais pour de nouvelles techniques de production basées sur la rationalisation des facteurs de production et le respect des bonnes pratiques agricoles.

D’ailleurs, ce secteur pilote assure même le transfert des technologies vers d’autres cultures, notamment l’irrigation goutte à goutte qui est actuellement largement adoptée par les producteurs de cultures maraichères, pastèque, tomate industrielle, melon… Par ailleurs, la fraise a été un véritable vecteur de promotion du travail des femmes. Très rares au début, elles représentent actuellement 100% de la main d’œuvre employée dans la récolte et dans les stations (chômage pratiquement éliminé dans la zone).

Cette filière est caractérisée par une dualité du tissu productif en rassemblant de grandes exploitations fortement intégrées et des exploitations de taille réduite appartenant généralement à des petits producteurs marocains (moins de 5 ha) et produisant pour le marché local ou ayant établi des relations de partenariat avec les opérateurs structurés pour assurer l’écoulement de leur production sur le marché extérieur. Ces exploitations nécessitent un encadrement technique intense, notamment en ce qui concerne leur organisation en coopératives de production et de commercialisation et l’adoption des innovations techniques appropriées pour les mettre au diapason des exigences des opérateurs exportateurs de la filière des fruits rouges.

Sur le plan de la commercialisation, trois grands circuits caractérisent le secteur de la fraise :

– un circuit spécifique à la fraise fraîche destinée à l’exportation,

– un second relatif à la fraise fraîche destinée au marché local

– un troisième spécifique à la fraise surgelée.

Les deux tiers de cette production sont exportés, 20% en frais de novembre à mars et 45% en surgelé d’avril à juillet. Les 35% restants sont écoulés sur le marché local. Ainsi, au cours de la campagne agricole 2015-16,  les exportations marocaines de fraise à l’état frais ont atteint 18.000 T (dont 1,68 T Bio) et 54.185 T (dont 1.205 T Bio) à l’état surgelé. Le marché local est approvisionné par des intermédiaires qui s’approvisionnent directement chez les agriculteurs ou parfois auprès des unités de conditionnement.

Soulignons également le dynamisme particulier des producteurs de la région en matière de certification et de mise à niveau dans le domaine de la traçabilité. La  quasi-totalité  des  exportations agricoles sont certifiées EUREPGAP et la majorité des stations de conditionnement et unités de surgélation sont certifiées HACCP pour répondre aux exigences des clients et aux normes techniques des marchés européens et américains notamment en matière de contrôle des résidus des produits phytosanitaires, de protection de l’environnement et de traçabilité pour chaque lot exporté.

Cependant, et malgré le dynamisme que connait cette filière et son essor remarquable, le secteur subit l’effet pervers d’un certain nombre de contraintes majeures dont notamment :

– la prédominance des petites exploitations de moins de 5 ha non organisées,

– l’érosion de la rentabilité de la culture du fraisier entrainant la réduction de la superficie des fraiseraies,

– une offre foncière contraignante pour promouvoir l’investissement (terres collectives, domaine forestier… voir chapitre problèmes du foncier),

– en plus de problèmes liés aux profile variétal (voir chapitre suivant). 

Diversification variétale

Au Maroc,  la culture est annuelle et le matériel végétal est renouvelé chaque année.  Ceci permet aux producteurs de produire un fruit de haute qualité et d’assurer un bon contrôle phytosanitaire de la culture. L’approvisionnement en plants du Fraisier en motte et en racines nues est assuré exclusivement par l’importation. Le nombre des plants importés par année est d’environ 190 000 000 plants. Ces plants sont cultivés avec une densité de plantation de 60 000 plants /ha.

Sur le plan variétal, après la TIOGA, la CHANDLER et l’OSO GRANDE, les producteurs marocains ont adopté la CAMAROSA qui s’est progressivement imposée et notamment pour la surgélation, grâce à sa forme régulière, son gros calibre, sa couleur rouge vif et sa fermeté qui permet de la découper en cubes ou en tranches. Cette variété a donc dominé le paysage pendant plusieurs années. Or, sur le plan commercial, la mise sur le marché d’un seul produit avec des caractéristiques données n’est pas la meilleure stratégie sur le long terme vu l’évolution des goûts et des habitudes alimentaires du consommateur européen.

Les professionnels ont donc senti la nécessité de diversifier la gamme variétale destinée à l’export. Ils ont ainsi opté pour de nouvelles variétés dotées de performances supérieures, notamment en termes de précocité, de qualités organoleptiques et de conservation. En général, les producteurs avertis optent pour une combinaison de plusieurs variétés pour couvrir l’ensemble du cycle et mieux répondre aux impératifs des débouchés (précocité, frais, surgelé). Les producteurs s’ouvrent notamment à des variétés plus gustatives pour répondre à une exigence croissante des marchés. Globalement les variétés utilisées sont sensiblement les mêmes que dans la zone de Huelva (Espagne), mais avec des proportions différentes : Festival, Splendor, Fortuna, San andreas, Sabrina, Ventana, Sabrossa, Lusa, Benicia et d’autres variétés.

Cependant, beaucoup de fraisiculteurs déplorent un choix variétal limité, l’absence de référentiel local sur le comportement des variétés et leur potentiel de production, la forte dépendance des producteurs des pépiniéristes étrangers quant à l’approvisionnement en plants et l’accès aux variétés performantes.

Pour la profession, une variété de fraise idéale pour le Maroc devrait être dotée des caractéristiques suivantes :

– Précocité : entrée en production la première semaine de décembre

– Productivité: élevée (plus de 900 g/plant)

– Forme des fruits: conique

– Couleur : Rouge aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur

– Goût et brix (taux minimum de 8)

– Fruit ferme qui permet un long shelf-life et la coupe pour le surgelé

– Tolérance aux maladies et ravageurs

La framboise et la myrtille

En plus de la diversification des variétés de fraise qui a permis de rallonger la période d’exportation et d’accéder à des segments de marché supplémentaires, certains producteurs ont exploré d’autres voies de diversification en introduisant de nouvelles espèces fruitières de très haute valeur ajoutée et très demandées sur les marchés européens : les petits fruits rouges, surtout la framboise et la myrtille.

Sur le plan économique, l’introduction de ces nouvelles espèces dans les régions productrices de fraises a permis de donner une bouffée d’oxygène à ce secteur dans la mesure où elle a permis aux producteurs de diversifier leurs offres sur le marché européen. En effet, l’Europe ne peut pas satisfaire ses besoins en petits fruits pendant la période hivernale et une partie de la période printanière. Et bien que plusieurs pays européens soient producteurs de petits fruits, leurs productions n’arrivent sur le marché qu’à partir de Juin-Juillet. Pendant le reste de l’année, l’approvisionnement se fait à partir du Chili, du Mexique et plus récemment de l’Espagne.

Le Maroc peut facilement se faire une place sur le marché européen même en présence de ces pays car sa proximité de l’Europe lui confère un avantage considérable par rapport aux pays de l’Amérique latine qui se trouvent défavorisés par les coûts exorbitants du transport aérien. Il est aussi compétitif par rapport à l’Espagne. D’ailleurs les sociétés espagnoles se sont elles même implantée au Maroc pour ces mêmes raisons.

Par ailleurs, le Maroc est déjà l’un des principaux fournisseurs de marché de l’UE en fraises fraîches. Les mêmes importateurs et agents de commercialisation des fraises au sein de l’UE s’occupent également des framboises, des mûres et des myrtilles. L’Union européenne reste donc la première destination des fruits rouges marocains soit 95% du volume exporté. L’Espagne arrive en tête des débouchés, suivie de la France et du Royaume-Uni. Toutefois, le Maroc œuvre à la diversification des marchés et des offres afin d’améliorer ses exportations et remédier à cet égard aux fluctuations de la demande sur le marché européen.

Développement des cultures

Partout dans le monde, les espèces comme la framboise et la myrtille sont cultivées dans les mêmes régions que le fraisier et ce, pour les raisons suivantes :

– elles ont pratiquement les mêmes exigences climatiques et édaphiques;

– elles ont aussi des exigences nutritionnelles similaires et peuvent être produites sous les mêmes types de serres;

– elles peuvent être produites pour une double fin : frais et surgelé;

– leur transformation exige les mêmes équipements et logistique

Dans le Loukkos-Gharb, à partir de 2004, certains horticulteurs installés dans le périmètre du Loukkos ont introduit les premières variétés de framboise à faible besoin en froid et qui offrent plus de chance d’adaptation aux conditions climatiques de la région. Cette tentative a été couronnée de succès puisque la surface est passée de 30ha en 2005 à une superficie de 1.100 ha actuellement pour une production de 10.430 T en 2016. La quantité exportée durant la campagne 2015-16 était de 9.354T dont 8.561 à l’état frais et 793 T à l’état surgelé.

La myrtille n’a démarré qu’en 2008 avec 150 ha et s’étend actuellement sur 1.200 ha pour une production de 12.280 T en 2016 (rendement moyen 10t/ha). Les exportations durant la campagne 2015-16 ont été de 11.664 T dont 11.382 T en frais et 198 T en surgelé. La myrtille a une durée de vie plus longue par rapport aux autres baies comme la fraise ou la framboise et s’adapte très bien à différents types de sol et de conditions climatiques. C’est la raison pour laquelle les professionnels s’attendent à une grande expansion de sa culture au cours des prochaines années. Mais ils redoutent déjà une rapide saturation sur ce créneau car ils estiment que certains opérateurs plantent de manière agressive et n’utilisent pas les bonnes variétés. De ce fait, les fruits qui en résultent ne font pas de différence sur le marché. Il est donc impératif de trouver un équilibre entre la production de myrtilles et la consommation. A noter qu’en termes d’activité économique, 1.000 ha de myrtille c’est l’équivalent de 4.000 ha de fraise soit un autre secteur dynamique dans la région.

Les techniques d’irrigation et de fertigation sont identiques à celles de la fraise et les serres utilisées sont de type multi chapelle ou Delta 9 qui permettent une certaine protection contre le gel, améliorent les conditions de température et de lumière en créant ainsi un microclimat favorable. Elles permettent aussi d’assurer une grande protection contre le vent, la pluie, les insectes, les maladies, et les prédateurs, tels les rongeurs et les oiseaux.

Depuis 2008, le myrtillier et le framboisier ont enregistré une forte expansion dans les deux régions. Cette activité est réalisée essentiellement par les grandes exploitations et des investisseurs étrangers dotés des moyens logistiques nécessaires pour la production, la valorisation et l’exportation de la production en adoptant les techniques les plus innovantes. « Pour ces espèces nous sommes pratiquement au même niveau que les espagnols. Pour cela nous avons beaucoup travaillé avec les obtenteurs originaux des variétés cultivées, sans passer par des intermédiaires espagnols comme c’est le cas pour la fraise. Par ailleurs, en impliquant les fournisseurs en tant que partenaires, nous sommes certains de pouvoir bénéficier de chaque nouvelle innovation variétale immédiatement et surtout de pouvoir maitriser les différents aspects relatifs à la conduite et la commercialisation », explique un grand producteur de la région.

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces cultures ne sont pas concurrentes de la fraise, mais plutôt complémentaires. Au niveau d’une exploitation, ces différentes activités permettent de mieux optimiser le temps de travail. De plus, il s’agit pratiquement des mêmes moyens et process que pour la fraise (même type de serres tunnels, station de conditionnement, frigos… qui sont mieux valorisés). Cependant, les investissements sont tellement importants qu’on ne peut pas se permettre la moindre erreur :

– Dans le cas de la myrtille le coût d’installation de la culture est estimé à environ 800.000 Dh/ha, et les charges annuelles moyennes s’élèvent à 200.000 Dh/ha.

– Pour la framboise, le coût d’installation est estimé à 714.000 Dh/ha, et les charges annuelles moyennes s’élèvent à 350.000 Dh/ha.

Rappelons qu’à partir de 2014, la filière s’est dotée d’un contrat programme ambitieux pour la zone Loukkos-Gharb, couvrant la période 2014-2020. Cependant, pour la framboise et la myrtille les objectifs fixés au départ (1.000ha chacune) ont été atteints avant terme et même dépassés que ce soit en surface ou en production.

Stockage et transport

L’infrastructure de réfrigération après récolte, qui est adéquate au Maroc pour l’industrie d’exportation des fraises, peut également être utilisée pour le créneau des framboises et des myrtilles. Les soins post récolte, y compris la réfrigération et le contrôle de la température et de l’humidité, sont les mêmes pour tous les types de baies qui peuvent donc être stockées et transportées ensemble en charge mixte.

La progression des exportations marocaines le long de ces dernières années, surtout en fraises surgelées, est dûe essentiellement   a l’implantation au Maroc  de grandes firmes européennes  qui ont réalisé d’importants investissements dans les 23 unités industrielles de conditionnement et surgélation et en installant des structures d’encadrement en faveur des  groupes de producteurs.

Ces unités industrielles sont homologuées par les deux établissements publics compétents à savoir l’ONSSA et l’EACCE.

Sur le plan du contrôle des normes techniques de qualité des petits fruits rouges, l’EACCE assure, au niveau des unités de conditionnement, le contrôle de leur conformité aux exigences techniques, réglementaires en conformité avec les normes des marchés d’exportation.

Par ailleurs, et s’agissant des normes sociales, le secteur a franchi d’importantes étapes. Il est à préciser que l’ensemble des employés des unités industrielles sont régis par les dispositions de notre code de travail à savoir : ils sont  majeurs, touchent leur salaire réglementaire, bénéficient de la couverture sociale,  et travaillent dans des bonnes conditions du transport, d’hygiène et  de sécurité.

Concernant la logistique, les exportateurs marocains de baies bénéficient d’un avantage en termes de coûts de fret vers les marchés de l’UE comparativement à leurs concurrents en Israël, en Égypte, et dans d’autres pays plus éloignés, qui sont tous obligés de recourir au fret aérien, ce qui est plus coûteux.

Le marché local

Des quantités limitées de framboises et de mûres sont écoulées sur le marché marocain de vente au détail. Bien qu’il s’agisse d’un petit débouché, comparé à celui de l’UE, il doit néanmoins être développé. Mêmes les petites opportunités de marché devraient être prises en considération, car toutes ont leur importance dans la perspective de la future croissance du secteur marocain des baies et de sa viabilité.

Importance des serres

L’utilisation de structures de protection pour la production de framboises et de myrtilles a permis d’améliorer aussi bien le rendement que la qualité du produit. Ce procédé cultural réduit de manière significative les risques de maladie, en particulier le Botrytis (pourriture grise), qui se répand pendant les périodes prolongées de pluie et de forte humidité. Le pourrissement causé par le Botrytis est l’un des principaux problèmes qui peuvent empêcher une production de baies de haute qualité.

Sans structures de protection, la cueillette ne sera pas possible par temps de pluie. Les baies seront par conséquent trop mûres, et la proportion de fruits de qualité destinés à l’exportation sera sensiblement réduite. La production de baies dans des structures protégées réduira de manière significative le taux d’humidité indésirable du sol engendré par les fortes précipitations, et permettra de réduire les risques de maladies du sol, comme la pourriture phytophthoréenne des racines. Il ne sera pas possible d’obtenir un rendement régulier de baies de qualité destinées à l’exportation dans des cultures à ciel ouvert. Par conséquent, l’utilisation de structures protégées sera indispensable pour le succès de la culture de baies au Maroc.

Organisation professionnel

Sur le plan organisationnel, la filière des fruits rouges est encadrée par deux associations : l’Association marocaine des producteurs de fruits rouges (AMPFR) et l’Association marocaine des conditionneurs et exportateurs de la fraise (AMCEF). Elles ont entre autres objectifs la contribution à la mise à niveau des entreprises agricoles, la diffusion des informations sur le marché, l’amélioration du niveau technique et organisationnel des entreprises agricoles, la participation à la formation des agriculteurs et des agro-industriels…

Toutes les deux sont membres de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine de production et d’exportation de Fruits  Et Légumes (FIFEL).